Alors que la majorité se satisfait des résultats 2018 et de la capacité de désendettement retrouvée de la collectivité, Grégory Blanc, pour le groupe de gauche, appelle l’ensemble des élus à inscrire le plan pauvreté du Maine-et-Loire au cœur de cette session. Parmi les 43 000 foyers vivant sous le seuil de pauvreté dans le Département, les parcours de vie sont d’une grande variété. Les politiques départementales doivent donc être à la fois plus ciblées, plus proches de chacun des concitoyens, mais aussi plus globale car le retour à l’emploi ne sera jamais le levier unique pour lutter contre la précarité. Retrouvez son intervention ICI.

 

 

 

Site touristique de Parnay : intervention de Jean-Luc Rotureau pour demander des précisions sur l’inscription de 600 000€ au budget 2019 alors que le projet financier du site et le montage juridique de la participation de la collectivité via Alter cités ne sont pas connus.

 

 

Insertion – bilan du RSA : intervention de Jocelyne Martin pour interpeller sur les difficultés de vie quotidienne des bénéficiaires RSA, difficultés que les offres d’insertion actuelles ne permettent pas de lever, ainsi que sur la diversité des profils de bénéficiaires RSA (situation d’aidant, fragilité psychologique..). Auxquelles s’ajoute la complexité administrative. L’accompagnement social doit être renforcé pour les bénéficiaires RSA comme pour celles et ceux qui retrouvent un emploi. Le travail ne peut pas être le seul levier de sortie de la précarité.

 

 

Logement : interventions de Didier Roisné pour demander le renforcement de l’accompagnement social lié au logement, action de proximité qui est efficace, ainsi que le développement d’expérimentation en faveur de la diversité des logements aux populations précaires.

Le groupe a déposé un amendement en ce sens.

Habitat : intervention de Didier Roisné pour rappeler que la lutte contre l’isolement des personnes âgées et des personnes porteuses de handicap passe également par de nouveaux projets d’habitat. Ces projets existant, le groupe demande la création d’une enveloppe d’1M€, en investissement, pour soutenir l’innovation et l’expérimentation.

Le groupe a déposé un amendement en ce sens.

 

 

Dissolution du SADAR : intervention de Grégory Blanc pour féliciter la prise de décision de dissoudre enfin ce syndicat qui n’a plus d’activité mais qui dispose d’une importante trésorerie.

Règlement intérieur et indemnités des élus : Grégory Blanc est intervenu pour expliquer l’abstention du groupe sur des délibérations relatives à la mise à jour des règles internes au Département, suite à la recomposition du bureau et de la commission permanente.

Rapport d’activités : Face aux interpellations des syndicats pour dénoncer un mal-être au sein des services, le groupe demande des clarifications sur la méthodologie de réorganisation employée (MDA, protection de l’enfance, centres techniques) et sur le pilotage politique.

 

 

Rapport du médiateur : intervention de Jean-Luc Rotureau, Bruno Cheptou et Fatimata Amy pour rappeler l’importance de la médiation dans une démarche d’amélioration des services publics et de prise en compte des usagers. Le groupe demande la création d’un comité de suivi des recommandations ainsi que l’étude approfondie du rapport par la commission des solidarités pour questionner les pratiques des services au regard des difficultés rencontrées par les usagers, et présentées dans le rapport.

 

 

Action sociale : interventions de Sophie Foucher Maillard pour demander une plus grande proximité de l’action sociale via les Maison des Solidarités : à la fois par une gouvernance territorialisée à laquelle participe les élus de canton, mais aussi par le renforcement des partenariats entre structures sociales et enfin par le développement de pratiques innovantes permettant aux agents d’aller vers les usagers, de leur simplifier l’accès aux droits. Aujourd’hui, les délais sont trop longs, les procédures non sereines. On demande aux personnes déjà fragilisées par leur précarité ou leur dépendance d’être patients ou compréhensibles envers l’administration.

Le groupe a déposé un amendement en ce sens.

 

 

Enfance : intervention de Fatimata Amy, pour expliquer l’opposition du groupe au vote de la décision modificative au budget du village Saint-Exupéry : le nouveau budget ne permet pas de répondre aux besoins des enfants et des professionnels de l’établissement. La mise en œuvre de l’appel à projets n’est toujours pas finalisée, pourtant l’enjeu est grand, le jour où nous votons le plan pauvreté.

 

 

Plan pauvreté : intervention de Bruno Cheptou exposant l’insuffisance du plan pauvreté présenté par la majorité. Plan pauvreté qui valorise les actions déjà existantes plus qu’il ne saisit l’opportunité de lancer une dynamique nouvelle. Pourtant, plusieurs propositions ont été faites pour construire un accompagnement social global. Le groupe propose d’insuffler une capacité de changement par le doublement des crédits du plan pauvreté.

Le groupe a déposé un amendement en ce sens.

 

 

Mobilité : intervention de Marie-France Renou en faveur de l’élaboration d’un schéma mobilités alliant les enjeux environnementaux (plan vélo départemental, partenariat sur les transports en commun…) et les enjeux sociaux, notamment pour les personnes précaires et isolées.

 

 

Éducation – culture : intervention de Jean-Paul Pavillon demandant la prise en compte du bibliopôle, des établissements d’enseignement artistiques… dans le déploiement de la politique de lutte contre la pauvreté car la culture et l’éducation sont les outils de l’égalité des chances, les vecteurs d’une action pérenne de lutte contre la précarité.

Collèges : intervention de Jean-Paul Pavillon pour demander l’ouverture d’une autorisation de programme relative à l’opération du collège de Beaupréau, avec le lancement d’une étude dès 2019.

Le groupe a déposé un amendement en ce sens.

 

 

Indemnité au payeur départemental : intervention de Jean-Luc Poidevineau pour présenter l’opposition du groupe au vote d’une indemnité à l’agent de l’Etat qui fournit des conseils et des échanges comptables et budgétaires, mais qui dans cette mission effectue avant tout son métier pour lequel il touche un salaire.

 

 

Compte administratif 2018 et budget supplémentaire 2019 : interventions de Grégory Blanc et Jean-Luc Rotureau relatives à la gestion financière de la collectivité. D’une part, des résultats 2018 qui semblent bons mais qui cachent un problème structurel qui pèsera sur les années à venir : les investissements ne sont pas réalisés à la hauteur de ce qu’ils devraient être. D’autre part un excédent 2018 qui repose sur une technique financière contestable : inscription de milliers € en dépenses imprévues (crédits qui n’ont pas été consommés en 2018 et dont on peut douter de la consommation en 2019 puisqu’ils passent de 500 000€ à 5.4M€ lors de ce budget supplémentaire).