Et l’intérêt général dans tout ça ?

La vie interne de la majorité de droite au Département ne regarde qu’elle… sauf quand cela a des conséquences sur les orientations politiques et sur l’organisation des services.

Ce 29 avril, Christian Gillet a démissionné de la présidence du Département pour… se faire réélire. Normalement, une démission d’un exécutif s’accompagne d’une réorientation des politiques. Là, une session entière pour seulement distribuer quelques places dans la majorité… quel spectacle pour si peu !

Pourtant, en matière de politiques sociales, comme au niveau de l’organisation des services, il y a des améliorations à apporter pour mieux satisfaire les besoins, être plus efficaces dans l’utilisation de l’argent public. Nous devons rapprocher les décisions du terrain, donner la possibilité aux services du département – sociaux notamment- de construire de véritables politiques partagées dans les territoires, mieux associer les usagers.

Pourtant, les chiffres du RSA ne s’améliorent pas. Les besoins d’emploi sont là, mais le nombre de demandeurs demeure à un niveau insupportable. A Angers et dans le saumurois, le taux de chômage s’enkyste à un niveau supérieur à la moyenne régionale. Cela mériterait une véritable « Task Force » à l’insertion, avec un budget dédié, une administration dédiée, travaillant en transversalité, avec à sa tête un vice-président dédié.

Cette journée du 29 avril se résume finalement en une occasion manquée de mieux territorialiser l’action au plus près du terrain, pour plus de démocratie, d’agir plus efficacement pour l’insertion, etc.

Notre groupe, cependant, a démontré que même dans un paysage politique éclaté, en travaillant sur le fond, il est possible de trouver les voies du rassemblement pour un projet innovant. Je remercie tous mes collègues pour le renouvellement de leur confiance en tant que Président de groupe.

Retrouvez mon intervention introductive ICI.

Grégory Blanc

vraie fausse démission du président du conseil départemental du maine et loire
Vraie fausse démission de C.Gilet, président du conseil départemental du maine-et-Loire

Insertion professionnelle

Depuis 2017 l’Etat accompagne les Départements a développé des actions expérimentales en faveur du retour à l’emploi des bénéficiaires RSA (dispositif FAPI). En 2018, le Maine-et-Loire a ainsi pu soutenir des initiatives des acteurs de l’insertion pour un montant de près de 414 000€.

A l’heure de la présentation du bilan 2018 du FAPI en Maine-et-Loire, nous constatons encore que le nombre de foyers bénéficiaires du RSA stagne à 14 300. Si les effets des différentes actions mises en œuvre ne peuvent se voir à court terme, nous devons nous alerter que ce chiffre ne diminue pas depuis 2015.

Alors que la reprise économique est visible en Anjou, nous devons agir rapidement pour favoriser le maintien dans l’emploi des personnes qui travaillent en CDD ou sur un emploi saisonnier. Plus de 5 000 personnes entrent et sortent, chaque année, des dispositifs d’aide aux minimas sociaux. Il est urgent de lutter contre l’instabilité et la précarité qu’entraine la succession de phase d’emploi et de phase sans emploi.

Le plan pauvreté va bientôt être contractualisé dans le Maine-et-Loire. Nous demandons la création de 100 places de chantier d’insertion en entreprise. Accompagnons les bénéficiaires RSA et les demandeurs d’emploi au-delà du retour à l’emploi. Assurons-nous de leur équilibre professionnel et social.

Retrouvez mon intervention, au nom du groupe de gauche, sur notre site internet

Jocelyne Martin

L'insertion professionnelle est aussi un atout pour le monde de l'entreprise
L’insertion professionnelle est aussi un atout pour le monde de l’entreprise

Pour un plan vélo départemental !

Le Conseil départemental a adopté un nouveau dispositif de soutien financier touristique afin de subventionner les travaux des collectivités relatifs à l’aménagement de pistes et boucles cyclables pour le vélo-loisirs.

A cette occasion, j’ai rappelé les différentes interventions du groupe de gauche demandant un engagement du Département à soutenir les mobilités douces, à faciliter le report de la voiture vers le deux-roues et à accompagner les communes dans l’élaboration d’un plan d’actions de transition énergétique.

Si le Département ne peut plus financer des aménagements cyclables sur voies non départementales, il peut piloter un plan vélo départemental et coordonner l’ensemble des acteurs !

Retrouvez mon intervention sur notre site internet.

Brigitte Guglielmi

Le vélo n'est pas qu'un mode de déplacement touristique ou urbain
Le vélo n’est pas qu’un mode de déplacement touristique ou urbain

Investir dans une politique RH dynamique et solidaire

Au regard du grand nombre d’arrêts maladie dans la collectivité et tenant compte du fait que ce sont majoritairement des agents de plus de 50 ans qui ont souscrit au contrat collectif de prévoyance, le Président du Département a décidé de ne pas souscrire à un nouveau contrat collectif. La majorité départementale a opté pour le principe de la labellisation, en vertu duquel chaque agent individuellement est invité à souscrire un contrat prévoyance, la collectivité participant à hauteur de 13€/mois.

Nous avons voté contre cette proposition qui abandonne le principe de solidarité entre les agents et fait peser un risque de très forte augmentation des cotisations sur les plus de 50 ans.

Le vieillissement des agents départementaux est un fait. Mais des solutions de mutualisation existent.

Retrouvez mon intervention sur le site internet du groupe de gauche.

Le département se doit de mettre en oeuvre une GRH solidaire via la contractualisation d'assurance de prévoyance pour tous es agents

Marie-Hélène Chouteau

 

deux nouveaux élus à la commission permanente du département du maine et Loire