Les sessions du département se suivent. A mi-chemin du mandat, quelques semestres après la stabilisation des réorganisations territoriales, il nous appartient d’interroger l’efficacité des politiques départementales.

-> Le nombre de bénéficiaires du RSA a-t-il baissé ? Non, il stagne.

-> Le maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie évolue-t-il positivement ? Non, le ratio APA*/établissement et APA*/domicile est toujours en faveur des premiers, ça ne bouge pas.

Ces réalités ne relèvent pas de la seule responsabilité du Département, mais aussi de l’État, des mairies, de chaque citoyen, cependant le Département en a la première compétence.

La majorité élue a élaboré des schémas importants que nous avons parfois votés lorsqu’ils étaient innovants. Nous nous sommes également abstenus en pointant du doigt les carences ici ou les incohérences là en en espérant qu’une dynamique de changement serait engagée.

Aujourd’hui comme nous le craignions, le compte n’y est pas. Il faut être plus ambitieux : il faut évaluer nos actions, rassembler les différents acteurs, fédérer toutes les initiatives du territoire pour devenir un Département pilote.

 

En matière éducative, nous prônons un travail étroit avec les acteurs éducatifs locaux (enseignants, parents, les associations culturelles, sportives, etc. ). Le Département doit agir en soutien aux projets éducatifs locaux construits pour répondre aux besoins des jeunes de CE territoire. Cette action de proximité garantit les solidarités territoriales.

Quelle est l’ambition éducative du Département ? A cette question nous n’avons pas eu de réponse.

Le Saumurois connaît des difficultés. Le taux de chômage y est plus élevé qu’ailleurs sur le département. Jackie Goulet (maire de Saumur) et les élus de la ville ont engagé un ambitieux projet de redynamisation du centre-ville : Saumur Cœur de ville. La fermeture de l’unique collège public du centre ville ne peut donc qu’être un signal négatif pour la cohésion des territoires du Maine-et-Loire.

Les collèges du département ont une capacité d’accueil très inégale et la bonne gestion est de rigueur. Mais pourquoi alors aucune fermeture n’a-t-elle été effectuée à Cholet ? Pourquoi à Angers sans chiffrage clair, y a t il eu acceptation de création de cité scolaire (Jean Lurçat à Monplaisir et Jean Vilar à la Roseraie) évitant ainsi les fermetures de collège ?

A Saumur, la mairie avait proposé un projet sérieux et solide, pourquoi ces différences ?  Comment garantir le service public auprès des familles sans collège public en centre-ville ? Quel impact pour la relance de Saumur Cœur de ville, au moment où L’État et la ville développent une action énergique de redynamisation ?

A toutes ces questions, nous avons senti de la gêne , de l’embarras mais aucune réponse claire. C’est donc qu’il y a bien un problème. Le débat doit se poursuivre !

Nos collectivités sont prises dans l’étau en Maine-et-Loire plus qu’ailleurs du fait de la dette. Les décisions doivent donc être lisibles, cohérentes, partenariales, pour dépasser les contraintes.

*APA : Allocation Personnalisée d’Autonomie

Grégory Blanc